Écoquartier de la Mare Huguet à Rosny-sous-Bois

Rosny-sous-Bois (93)

Maître d’ouvrage
Sodearif — aujourd’hui Linkcity Île-de-France
Architecte
François de Alexandris, architecte D.E.S.A. urbaniste
Notre intervention
Film 3D — écoquartier, 2013
Procédure
Commande directe

L’écoquartier de la Mare Huguet occupe, à Rosny-sous-Bois, l’emprise de l’ancienne gare de marchandises — une friche ferroviaire de 31 000 m² au cœur de la ville. Le dossier de ZAC annonce 460 logements HQE-BBC répartis en douze immeubles, une résidence étudiante, des commerces et 17 400 m² d’espace paysager public et privé. Maîtrise d’ouvrage Sodearif — aujourd’hui Linkcity Île-de-France, du groupe Bouygues ; aménagement par la société La Providence de la Mare Huguet, qui réunit la SEMRO, société d’économie mixte de la ville, et Sodearif ; architecte-urbaniste François de Alexandris, paysagiste Degré Zéro. Achat du terrain en 2011, dépollution en 2012-2013, construction de 2013 à 2015. Ce film date de 2013.

Il n’a pas été fait pour vendre des appartements. En ouverture du dossier de ZAC, le maire de Rosny-sous-Bois, Claude Capillon, écrivait que la municipalité souhaitait inscrire le projet dans une démarche de concertation avec les riverains : « Ce quartier se fera avec les habitants et non pas contre eux. » Un film commandé dans ce contexte s’adresse d’abord aux voisins — à ceux qui verront le chantier depuis leurs fenêtres pendant trois ans, et à qui il faut montrer ce qu’il y aura après.

Ce qui rend un écoquartier difficile à filmer, c’est que ses arguments sont invisibles. La géothermie va chercher l’eau à douze degrés entre cent et cent cinquante mètres sous le sol ; les toitures végétalisées retiennent la pluie ; les noues la font circuler à ciel ouvert au lieu de l’enterrer ; l’orientation est-ouest a été choisie au moment du plan-masse pour que la lumière traverse. Rien de tout cela ne se photographie. Un film ne peut donc montrer que les conséquences de ces choix.

Et elles sont visibles, elles. La voiture ne traverse pas le quartier — les places sont en sous-sol et les accès rejetés aux deux extrémités ; il reste au milieu une rue jardin, une large promenade plantée que prolongent de part et d’autre les jardins privatifs. Les immeubles sont posés en plots et non en barres, largement espacés, précisément pour ouvrir des percées et se partager le soleil. C’est cela que la caméra peut tenir : l’absence de voitures, la distance entre deux bâtiments, l’eau en surface. Les performances se lisent dans un tableau ; un cadre de vie, non.

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