Ferrières-en-Brie (77)
264 logements collectifs et 160 maisons individuelles à Ferrières-en-Brie, soit 31 128 m² de surface de plancher et plus de cinquante millions d’euros de travaux, pour Accelis Promotion, sur un projet de Cadence Architectes Associés en mission complète, entre 2015 et 2018. Ce n’est pas un immeuble : c’est un morceau de ville.
Le nom vient d’à côté. C’est à Ferrières que le baron James de Rothschild reçut Napoléon III et l’impératrice Eugénie, en décembre 1862, dans le château et le parc qu’il venait de faire construire — l’événement le plus connu de la commune. La résidence Eugénie, que le même architecte a bâtie à Bussy-Saint-Georges, porte l’autre moitié de la référence.
La difficulté d’une opération de cette taille tient en une phrase : on n’y vend pas la même chose aux mêmes gens. Un appartement et une maison ne se choisissent pas avec les mêmes questions, et une seule série d’images ne peut pas répondre aux deux. Les vues se partagent donc : le collectif est pris de loin, depuis la grande pelouse, parce que ce qu’on y achète est autant le parc que le logement ; les maisons sont prises de près, à hauteur d’allée.
À cette distance-là, tout devient domestique — la voiture garée devant le garage, le parasol sur la terrasse au-dessus, un enfant à vélo sur le parvis. Rien de tout cela n’est du décor : dans une image d’appartement on vend une vue, dans une image de maison on vend une adresse devant laquelle on arrive, et la caméra doit se tenir à la hauteur de quelqu’un qui remonte son allée. Accelis nous a depuis confié la Résidence Rive Gauche à Lagny-sur-Marne.
Le même quartier a donné lieu à un film de trois minutes : Les Jardins de l’Impératrice.