Paris 13e
Image de recherche réalisée par Imaginray d’après un projet publié. Imaginray n’est pas intervenu sur ce projet.
« Une nouvelle vocation pour un immeuble qui semblait en fin de vie mais qui présente des qualités certaines […]. Le bilan carbone d’une réhabilitation est quinze fois moins important que celui d’une démolition/reconstruction. […] Il en résulte une opération de mixité verticale, superposant des fonctions urbaines complémentaires, en synergie les unes par rapport aux autres : l’habitat, le loisir, le travail, la culture et le social. […] La réalisation des différents modules par préfabrication à structure en bois massif se fera entièrement en atelier. […] Au niveau du toit-terrasse actuel, un étage vide est conservé […]. Ce vide, ouvert sur la ville, fortement végétalisé et en partie abrité, devient un lieu de passage, de convivialité et de détente. »
« Ré-inventer Paris », ouvrage écrit par le Pavillon de l’Arsenal, février 2016. Projet de Pablo Katz Architecture, pour L’Art de Construire, à Paris 13e.
L’argument du projet est un argument de carbone : garder plutôt que démolir. Sur une image, il ne tient que si l’on distingue d’un coup d’œil ce qui était déjà là de ce qui a été posé dessus. Le béton existant devait donc rester visiblement existant — ses proportions, sa matière, son âge. Tout rendre uniformément neuf aurait donné une image plus flatteuse et supprimé le propos.
Le second point portait sur l’étage laissé vide. Un niveau conservé sans programme est contre-intuitif à représenter : c’est une absence qui porte le projet. Il fallait qu’il se lise comme un espace praticable et non comme un chantier ou un oubli — d’où l’éclairage sous la dalle et l’ossature métallique laissée apparente, qui expliquent la structure pendant que le niveau reste ouvert sur la ville. C’est le type de décision que l’on retrouve sur la plupart des perspectives 3D de concours d’architecture. Nous réalisons ces images en tant qu’architectes, pour des agences d’architecture et des promoteurs, à Paris.